Le premier semestre en études de santé à Besançon peut ressembler à une descente aux enfers. Tous les anciens s’accordent sur un point : personne ne sort indemne de cette immersion brutale dans l’anatomie, la biophysique ou la chimie organique. Pourtant, ce parcours, souvent redouté, n’est pas une loterie. À l’UFR Santé des Hauts du Chazal, la clé n’est ni le talent brut ni la chance, mais la précision du tir - choisir le bon parcours, le bon rythme, le bon appui. Et quand on sait comment le système local fonctionne, les chances de s’en sortir augmentent nettement.
Les parcours d'accès aux filières médicales à l'UFR de Besançon
Le choix entre PASS et L.AS en Franche-Comté
À Besançon, deux portes s’ouvrent en première année : le Parcours Accès Santé Spécifique (PASS) et la Licence Accès Santé (LAS). Le PASS concentre 60 % d’enseignements liés aux sciences de la santé, avec des modules en biologie, chimie et biostatistiques, tandis que la LAS allie 30 % de matière santé à une majeure extérieure - souvent en sciences du vivant ou en psychologie. Cette flexibilité permet à ceux qui échoueraient à intégrer MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie) de poursuivre leur parcours dans leur domaine principal. Le numerus apertus local offre de réelles opportunités, et de nombreux lycéens choisissent dès le baccalauréat de suivre des études de santé à Besançon dans l'espoir de valider leur première année.
Les critères d'admission et les places disponibles
Le passage en deuxième année reste sélectif, mais les chiffres sont plus cléments qu’on ne le croit parfois. Chaque filière (Médecine, Pharmacologie, etc.) dispose d’un nombre de places déterminé chaque année, dépendant des capacités d’accueil du CHU et des besoins territoriaux. Le classement final se fait sur la base du numerus apertus, combinant notes de contrôle continu, résultats aux examens de fin de semestre et parfois une épreuve orale pour certaines filières comme la maïeutique. Aucun pourcentage de sélection fixe n’est garanti, mais les étudiants bien organisés et réguliers ont souvent un net avantage, surtout avec un bon accompagnement.
- Le PASS permet un accès direct à toutes les filières MMOPK
- La LAS exige une majeure validée pour prétendre à un redoublement dans le domaine santé
- Les vœux Parcoursup intègrent les notes de terminale, l’engagement associatif et la qualité du projet motivé
- La cohérence du parcours scientifique pèse lourd dans la sélection
- Le redoublement est autorisé une fois, sous conditions académiques
Méthodologie et organisation : la clé de la réussite en P1
L'importance de l'encadrement pédagogique
À Besançon, deux formes de soutien dominent : le tutorat étudiant et les organismes privés comme Bersot Formation ou BIOMEDAL. Le premier, gratuit, est animé par des étudiants de deuxième année ou plus, qui proposent des QCM, des fiches et des séances de méthodo. Le second, payant, offre un encadrement plus structuré, avec des professeurs spécialisés, des supports actualisés chaque année et des simulations d’examen fidèles au format local. Le choix dépend du profil : certains préfèrent l’esprit convivial du tutorat, d’autres la rigueur et la prévisibilité d’un programme clé en main.
Optimiser son temps entre les cours et les révisions
Le secret, ce n’est pas de travailler plus, mais de travailler mieux. La méthode des J, très répandue parmi les étudiants bisontins, consiste à réviser chaque matière selon un calendrier en « J-1, J-3, J-7 » pour renforcer la mémorisation à long terme. Cela repose sur la répétition espacée - un principe éprouvé en psychologie cognitive. Pas besoin de plans millimétrés, mais plutôt d'une constance journalière : 3 à 4 heures efficaces valent mieux que 8 passées à relire sans retenir. Et question d’organisation, mieux vaut éviter de tout entasser au dernier moment. C’est pas sorcier, mais ça demande du plomb dans la cervelle.
L'écosystème étudiant bisontin pour un cursus long
Le cadre de vie sur le campus des Hauts du Chazal
Située à l’ouest de Besançon, l’UFR Santé des Hauts du Chazal bénéficie d’un cadre moderne et fonctionnel, intégré au pôle santé de la ville. À deux pas du CHU Jean-Minjoz, cette proximité est un atout majeur dès l’externat, où les étudiants commencent leurs stages cliniques. Les amphis, bien équipés, alternent avec des salles de travaux dirigés et des espaces de travail collaboratif. Le campus, desservi par les bus, est calme, bienveillant, et offre un environnement studieux - loin du brouhaha des centres-ville. Pour les étudiants venus d’ailleurs, les résidences étudiantes du CROUS ou privées permettent un logement à moins de 15 minutes à pied.
L'externat et l'internat à l'Université de Franche-Comté
Après la première année, le cursus bifurque vers l’externat (de la 2e à la 6e année), puis l’internat, où les étudiants deviennent praticiens sous surveillance. À Besançon, la préparation aux Épreuves Classantes Nationales (ECN), désormais rebaptisées Épreuves de Dernier Niveau (EDN), commence dès la troisième année. Certaines spécialités - comme la cardiologie, la neurologie ou la gériatrie - attirent particulièrement grâce à la réputation des services du CHU. Le classement final détermine l’affectation géographique et la spécialité, selon un système national très compétitif.
Comparatif des outils de soutien à l'apprentissage
Le choix de son accompagnement pèse sur toute la première année. Voici une comparaison claire des principales options disponibles localement :
| 🎯 Critère | Tutorat Santé (étudiant) | Prépa privée (ex. Bersot) |
|---|---|---|
| Coût | Gratuit | Entre 5 000 € et 5 800 € |
| Supports pédagogiques | Fiches et QCM réalisés par les tuteurs | Manuels imprimés, fiches actualisées, vidéos |
| Encadrement | Par des étudiants expérimentés | Professeurs spécialisés, coaching individualisé |
| Simulation d'examen | Une ou deux par semestre | Plusieurs, avec barème local et corrections détaillées |
| Esprit d'entraide | Très fort, communauté intégrée | Plus formel, mais suivi personnalisé |
Les questions les plus habituelles
Peut-on débuter une formation de kiné à Besançon sans passer par le PASS ?
Oui, il est possible d’intégrer une filière kinésithérapie via certaines licences comme la STAPS ou la SVT, à condition de valider des unités d’enseignement en lien avec le corps humain. Ce parcours alternatif, moins connu, permet d’éviter la pression du numerus apertus tout en restant dans le domaine médical.
Comment s'organise le choix de la spécialité après l'examen de 6ème année ?
Le choix se fait lors des Épreuves de Dernier Niveau (EDN), où chaque étudiant obtient un classement national. En fonction de son rang, il peut sélectionner une spécialité et une ville parmi celles disponibles. Plus le classement est haut, plus les options sont larges - y compris à Besançon ou dans d'autres grandes villes.
Quelles sont les garanties si je ne valide pas ma mineure santé ?
En PASS, il est possible de redoubler une fois si les conditions académiques sont réunies. En LAS, l’accès à un deuxième essai dépend de la validation de la majeure. En cas d’échec, la réorientation vers une licence classique est possible, sans perte d’année dans la plupart des cas.